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1ière course de la saison

Comme l'indique le titre du billet, c'était ma première course avec un 3 000 m pour débuter, histoire de faire un peu de vitesse et de la piste. La séance de mercredi m'avait donné une VMA équivalente à celle de mai dernier (ou légèrement inéfieure) avec 20 ,625. Je partais donc sur de bonnes bases. Après quid d'un 3 000 m !

Je prends cette course comme un bonne séance d'entrainement.

J'y pendrai gout d'ailleurs et je pense que j'y retournerai cette saison ! Nous étions plus nombreux qu'au mois de Mai.

Ça se passait toujours à Bachelard dans le cadre du Challenge d'Automne. Un groupe donc plus étoffé et plus relevé avec notamment de Julien Calandreau.

Tout s'est bien passé pour une reprise, je termine en 9 min 55 contre 9 min 48 en mai près de mon pic de forme. J'ai bien ressenti les courbatures de la PPG du vendredi, j'étais cassé avant même de partir. La pointe de vitesse n'était pas là sur la fin mais les jambes n'ont jamais été "acidifiées".

Satisfait et content de retrouver la compétition. Place à Romans le week end pour un 10 km toujours pour débuter la saison. Le chrono, on verra, c'est pas le plus important.

Plus d'infos sur le site du CMI ici.

Footing du soir ...

Ola,

hier mardi, je troque les chaussures pour les baskets à 19h. La nuit approche à grand pas et je fais mon parcours habituel du mardi soir.

Je prends la frontale car il fera nuit au retour. Un cardio à 43 au repos avant de partir, tout de suite d'excellentes sensations, je file vers un fond de vallée gris et humide.

Pas top mais je monte vite sur le plateau, la lumière baisse, je prends un chemin à droite, j' allume la frontale.

Bonne vitesse de footing, gros plaisir que de courir seul dans ce bois certes sombre mais une biche vient me rendre visite à une intersection.

Sortie du bois, superbe vue sur la Chartreuse et le Vercors qui disparaissent lentement mais surement dans la nuit qui tombe.

J'ai la banane, plus loin quelques lapins se prélassent dans un pré. C'est le moment de redescendre sur Renage, les lumières apparaissent et Parménie la montagne qui domine semble avoir pris 500 m de dénivelé positif.

50 min plus tard, 150 D+ et 9,6 km, j'en ai finis et je boucle ce parcours à 137 de moyenne et 1 min de gagnée avec le plaisir immense et particulier que la course de nuit peut offrir.

Vivement la Saintelyon (en relais ;) )

Délire inside

Ola,

féru de MTV2, l'excellente chaîne musicale indépendante anglais du rock, je voyais fréquemment ce printemps le clip de Toe Jam, the BPA. Ma recherche a été longtemps infructueuse mais j'ai enfin mis la main sur cette vidéo ... originale où le suggéré joue une superbe carte.

Perso, j'adore le côté kitch, l'idée est simple mais géniale ! Allez, j'en dis pas plus !


Sachez que cette vidéo a fait parti du concours du meilleur clip de l'année dans le cadre de Rock en Seine. La vidéo a termién 3ième derrière Dionysos et Weezer (Pork and Beans, excellent aussi). A coup sûr, j'aurai voté pour Toe Jam :)

J'actualise, je vous mets en ligne les deux premières vidéos, pas de jaloux ;)


Retour aux gammes !

Quelques nouvelles après mes blessures du Défi de l'Oisans. Pas de Templiers cette année mais un retour aux gammes pour ce début de saison ! (cross, 10 km voire de la piste).

Ma coupure m'a fait du bien, le releveur et la TFL semblent derrière moi. Le plan pré-foncier s'est bien passé en me basant sur ma VMA soit 20,65, tout est plutôt bien passé. Voici les séances effectuées:

Semaine 1
- Jour 1 : 30’ de footing
- Jour 2 : 20’ de footing + 10 x 100m à 100% de la VMA récup 100m footing.
- Jour 3 : 45’ de footing

Semaine 2
- Jour 1 : 45’ de footing
- Jour 2 : 20’ de footing + 15 x 20’’ à 100% de la VMA récup 20’’ footing.
- Jour 3 : 30’ de footing + 10’ à 80% de la VMA
- Jour 4 : 45’ footing

Semaine 3
- Jour 1 : 20’ de footing + 10 x 200m à 100% de la VMA récup footing égal au temps d’effort.
- Jour 2 : 45’ de footing
- Jour 3 : 45’ footing
- Jour 4 : 20’ footing + 10’ à 80% de la VMA+ 3’ footing + 6’ à 85% de la VMA

J'ai fait un tour chez l'osthéo qui m'a expliqué que la machine était bonne mais que je manquais cruellement de souplesse au niveau des tendons. Je dois donc étirer quotidiennement ces tendons sous peine de blessures récurrentes. Il m'a donné des exos simples à effectuer et très rapides qui devrait régler le problème. Il m'a conseillé également de laisser tomber mes semelles orthopédiques, inutile selon lui.

J'ai repris la semaine dernière avec le club sous le déluge. L'objectif est de passer au plan foncier avec 5 sorties hebdos si possible et de retrouver la forme pour faire un temps au 10 km de Romans en Octobre.

Ensuite, je vais effectuer un stage durant les vacances de Toussaint pour devenir entraineur 2nd degré en hors stade. A ce propos, je vais devoir établir un plan d'entraînement pour valider ce stage, avis aux cobayes ;) J'étais moi même cobaye l'an denier pour un collègue du club qui effectuait ce stage (avec succès).

Voici le début du plan foncier dont une séance sera modifiée et calquée sur la séance du mercredi du club + une séance de footing qui deviendra une sortie de VTT ou vélo route.

Semaine 1 :
- jour 1 : 45’ footing
- jour 2 : 30’ footing + 10 à 12 x 200m 100% VMA récup.35’’ footing entre les 200
- Jour 3 : 45’ de footing
- Jour 4 : 20’ footing + PPG : 5x100m en cote à 100% VMA + 10’ footing + 3x100m foulées bondissantes récup 100m footing entre chaque + 3x100m montées de genoux récup 100m footing entre chaque + 2x100m talons aux fesses récup 100m footing entre chaque + 10’ footing
- jour 5 : 30’ footing + 6x600m à 90% de la VMA. récup 1’ footing + 5’ footing

Semaine 2 :
- jour 1 : 45’ footing
- jour 2 : 30’ footing + 7x300m 100% VMA, recup 1’ footing + 3’ footing + 5x400m 95% VMA, recup 1’ footing
- jour 3 : 45’ footing
- jour 4 : 30’ footing + PPG : 7x100m en cote à 100% VMA + 10’ footing + 3x100m foulées bondissantes récup 100m footing entre chaque + 4x100m montées de genoux récup 100m footing entre chaque + 3x100m talons aux fesses récup 100m footing entre chaque + 10’ footing
- jour 5 : 30’ footing + 5x200m à 100% VMA, récup.30’’ entre chaque 200m + récup 1’20 footing après la série de 200m + 2000m à 90% VMA récup 3’ footing + 5x300m à 100% récup 1’ footing

Semaine 3 :
- jour 1 : 45’ footing
- jour 2 : 30’ footing + 15’ à 80% de la VMA + 3’ à 70% de la VMA + 10’ à 85% de la VMA
- jour 3 : 1h20 footing
- jour 4 : 20’ footing + PPG : 5x150m en cote à 100% VMA + 10’ footing + 4x100m foulées bondissantes récup 100m footing entre chaque + 4x100m montées de genoux récup 100m footing entre chaque + 3x100m talons aux fesses récup 100m footing entre chaque + 10’ footing
- jour 5 : 20’ footing + 2 x (6x300m) à 100% VMA, récup 50’’ entre les 300m + 2’ footing entre les 2 séries.

Semaine 4 :
- jour 1 : 45’ footing
- jour 2 : 30’ footing + PPG : 5x200m en cote à 100% VMA + 10’ footing + 5x100m foulées bondissantes récup 100m footing entre chaque + 5x100m montées de genoux récup 100m footing entre chaque + 3x100m talons aux fesses récup 100m footing entre chaque + 10’ footing
- jour 3 : 1h footing + 20’ à 80% de la VMA
- jour 4 : 30’ footing + 5x200m à 100% de la VMA récup 30’’ footing + récup 1’20 footing après la série de 200m + 2x1000m à 90% VMA récup 2’ entre les 1000m + 5x200m à 100% VMA récup 30’’ footing + 1000m à 90% VMA
- jour 5 : footing 60’

A bientôt.

C'est la reprise !

Après mes blessures du releveur et du fascia latta, j'ai rechaussé les baskets après 20 jours sans sport.

Que ça fait du bien avec une grosse envie ! Par contre, j'appréhendais cette reprise, de peur que le genou et le releveur ne soit pas complètement guéris. Les tendinites sont fourbes et souvent le repos ne suffit pas.

Mardi, je me suis élancé pour 30 petites minutes de footing. Premier point, on perd vite en 20 jours ! Cœur haut pour vitesse réduite. Les sensations étaient quand même bonnes même si je suis resté sur une sensation de gène au genou mais rien de flagrant. Rien pour le releveur.

Aujourd'hui, nouveau footing avec 50 min de footing, beaucoup de plaisir malgré un cœur toujours haut.La gène m'a semblé moins présente, j'ai essayé de moins me focaliser sur mes blessures. J'ai pu abordé les mini-descentes (footing essentiellement sur herbe et plat) plus sereinement.

J'ai légèrement accéléré en fin de footing pour tester la machine. Les voyants sont plutôt au vert notamment pour le releveur mais je me méfie du genou (même si c'est peut être dans ma tête!).

Samedi, je prévois 20 min de footing avec les premiers fractionnés (légers!) pour regagner la forme tout en étant prudent.

Défi de l'Oisans, 200 km et 12 000 D+

Il s'agit d'une course par étapes qui emprunte le GR54 et qui parcourt les massifs des Ecrins et de l'Oisans. Le défi comprend 200 km et 12 000 de D+ à parcourir en 8 étapes et 6 jours (dont 14 cols et 6 vallées).

gr54.jpg

profil-oisans.jpg

J'arrive aux 2 Alpes le samedi avec Sandra, on rentre doucement dans l'ambiance du Défi. Il pleut. Le soir, c'est le briefing qui annonce une belle et dure semaine en perspective !

Etape 1 / Jour 1 : Les 2 Alpes - Cluy / 14 km - 758 m D+ - 656m D-

11 km de marche non chronométrée pour apprendre à se connaître. C'est très bien et ça marche ! Nous mangeons à la Chapelle du Cluy, j'en vois déjà qui sont tentés par l'apéro proposé à la sortie de la messe !

Petit à petit, la tension monte et les visages se ferment avant cette première étape chronométrée.

Etape 2 / Jour 1 : Cluy - Le Chazelet / 28 km - 1790 m D+

Nous partons sous un beau et franc soleil, je pars en dedans et je remonte régulièrement jusqu'au col de Sarenne qui se fait en courant. Première descente ensuite mal négociée, je me suis mal engagé et les bâtons me seront inutiles sur cette étape au profil « roulant ». Sur le plateau d'Emparis, le panorama est somptueux avec en toile de fond la Meije. Je suis assez bien, sans forcer, j'en profite pour passer Arnaud qui est gêné par son mollet.

Seconde et dernière descente sur le Chazelet, pas beaucoup mieux et première douleur au genou gauche ...

Je termine 8 ième (de l'ordre d'arrivée) (pas de classements cette année et on est pas là pour çà ;), bonne première journée et bon ravito à l'arrivée J Les kinés nous refont une santé et surtout mettent déjà une ambiance de feu. Le soir, on continue de faire connaissance et le pâté est top !

Etape 3 / Jour 2 : Le Chazelet - Villard d'Arène / 4 km - 430 m D+

Départ groupé du Chazelet à 7h30, pour rejoindre La Grave d'où part la course contre la montre vers Villar d'Arène. Bon là, Benoît Laval nous avait prévenu, tout le monde se dit : « je vais le faire tranquille pour garder des forces pour l'après midi », à la sortie, on est nombreux à l'avoir fait tambour battant ! Je m'éclate bien sur ce cross où je finis 6 ième.

Pas le temps de traîner, c'est l'heure de manger, de tremper les jambes dans la fontaine et de repartir !

Etape 4 / Jour 2 : Villard d'Arène - Le Lauzet / 21 km - 1 000 m D+

Encore une étape relativement roulante avec le col d'Arsine en unique difficulté. Je semble bien avoir récupéré du contre al montre et je pars assez vite. Le col se fait sous la chaleur en pleine après midi. Pas facile mais je monte bien. Erreur d'aiguillage de ma part, j'allais louper le chalet où il faut pointer et se ravitailler, je perd quelques ùinutes dans l'histoire, rien de grave.

Je relance sur ce faux plat montant qui mène au col, tout va bien. Ensuite, c'est le moment de basculer sur le Lauzet (près de Monetier), une superbe et longue descente nous attend au milieu des très nombreux randonneurs qui nous laissent gentiment passer tout en nous regardant avec des regards ahuris !

Je me fais plaisir aujourd'hui, Fabrice revient sur moi (excellent descendeur) dans un secteur plus technique, je résiste bien et je prends même quelques longueurs. Tiens ! Mais je sens mon genou gauche par moment.

Nous reprenons Yves, son collègue des Vosges. Sur les derniers 4 kms de faux plat avec des bosses à avaler, Fabrice lâche du terrain et je termine 5 s derrière Yves, en 8ième position.

Bonne journée mais à froid, mon genou me fait des misères, et je galère pour descendre le moindre petit escalier. L'essuie glace semble avoir parlé .

Deux jours déjà ultra positifs.

La soirée au Lauzet est vraiment excellente, c'est l'anniversaire de David (qui fait parti de la joyeuse tribu écossaise et anglaise) et son whisky remue bien ! Pierre le super osthéo et Rémi Mr logistique animent la soirée avec leurs accordéons ; Françoise et Xavier mettent le feu sur la piste !

On sent que demain c'est relâche.

Etape 5 / Jour 3 : Le Lauzet - Vallouise/ 26 km - 950 m D+

Comment je parle de relâche, c'est vite dit, 26 km de marche rapide groupée jusqu'au col de l'Echauda. Et mon genou qui tire déjà en montée. En descente, les derniers kilomètres vont être vraiment pénibles, à serrer les dents tant le genou me fait mal. Je me pose beaucoup de question pour demain alors que c'est la grande étape. La douleur est vraiment pointue.

En discutant avec les deux docs (l'un coureur, l'autre organisateur), ils pensent qu'il faut que je tente, au pire le premier ravito est au bout de 8km et j'arrêterai là. Cette marche a encore été l'occasion de discuter et d'avoir l'explication d'un guide du Parc des Ecrins sur ce magnifique massif.

Etape 6 / Jour 4 : Vallouise - La Chapelle en Valgaudemar / 51 km - 3 100 D+

C'est la GROSSE étape du Défi, c'est un peu comme l'étape du Tour où peut se jouer le maillot jaune. Ici dans l'occurrence, c'est la deuxième partie du Défi, la plus costaud. Je suis confiant au niveau de la forme, je récupère bien et les gels bio de Alain et Raidlight passent à merveille, aucun problème digestif et j'arrive désormais à bien m'alimenter.

L'inconnu est le genou.

Les départs se font échelonnés c'est-à-dire en 4 groupes en sens inverse du classement : à 5h ; 5h30, 6 h et 7h. Je suis dans le premier groupe pour 7h mais je vais demander à Patoche de partir plus tard à la vue des dégâts. Je veux finir. Merci Patoche ;) Je pars avec Julien, Philippe, Martine, Jean Marc, Alexandra etc... Les écossais mettent déjà le tempo ce matin, je pars mollo avec Julien, le genou va bien pour l'instant. Je remonte doucement, les réunionnais font la course aujourd'hui, le terrain leur convient mieux !

Sous le col de l'Aulp Martin (2760 m), ça peut aller malgré un léger coup d'essuie glace au genou gênant. Mais le plus dur arrive : les descentes.

Je m'engage en douceur, Jean Marc et Alexandra reviennent le temps que je mette mon mp3. Je les suis un instant mais mon genou n'est pas d'accord sans que ce soit trop gênant. Je signe de suite si ça ne bouge pas. Arrivée au premier ravito au Pré Chaumette (à mi course), aucune envie d'arrêter, ça peut aller. Je ravitaille peu de temps après Philippe, Alexandra et Jean Marc. Le scénario va désormais être identique ces deux jours : je remonte en montée et je perds un temps fou en descente. Je bascule devant Philippe en haut du second col, on s'encourage et c'est parti. Mais au bout de quelques mètres, douleur vive, arrêt brusque, impossible de courir. Je termine péniblement cette descente de 200 D- pour remonter au Vallonpierre dernier col de la journée avant une longue descente de 1500 D- et 17 km ...

La montée est pénible, j'appuie à fond sur les bâtons pour me soulager. Le moral n'est pas là et encore moins dans la descente où je dois marcher en ayant l'impression d'avoir un clou dans le genou. C'est dans ces moments là que l'on pense aux proches. Julien me reprend avec Alexandre, il a souffert jusque là, on s'arrête 2 min au refuge de Xavier Blanc. Je les laisse repartir.

Je décide d'arrêter au dernier ravito, les dégâts sont là, j'ai déjà trop tiré sur le genou depuis deux jours je n'avance pas en descente.

Le moral en berne, ces kms qui n'avancent pas, cette chaleur qui tape. C'est magnifique mais je n'en profite pas. Puis un groupe me reprend notamment avec Virginie. Il demande des nouvelles et j'essaie péniblement de courir, au bout de 2 min, la douleur diminue et je peux les suivre.Curieux. Je reste avec eux jusqu'au dernier ravito où je devais stopper là. Mais tout va bien. La marche forcée depuis plus d'une heure semble avoir soulagé le genou.

Au ravito, le doc nous dit de terminer doucement sur les 8 km de route en plein cagnard, et je ne pense plus du tout à arrêter !
Martine nous rejoint, on part en courant, le moral est revenu même si je sais que c'est temporaire pour le genou. Nous sommes 5, Martine décide de faire le final (elle vaut un peu plus d 3 h au Marathon !), je la suis facilement, ces derniers kilomètres en faux plat descendant vont être avalés très vive allure.
Nous passons la ligne ensemble et on se remercie mutuellement, elle de l'avoir boosté et réciproquement. Le temps m'importe peu, j'ai terminé.

Quelques minutes plus tard, je remercie le groupe qui suit, c'est en grande partie à eux si j'ai finis cette étape.

Après l'étape, de l'eau, beaucoup d'eau, des tourtons (spécialités du coin), une bonne bière !

Je passe voir les kinés et les docs pour faire le point sur mon genou. Pas très optimisite pour la suite, Jean Marc me propose de me faire de la mesotherapie pour soulager la douleur et limiter l'inflammation.Il me reste deux jours, je le laisse donc me soigner. Le lendemain, c'est une étape assez courte mais soutenue.

Etape 7 / Jour 5 : La Chapelle en Valgaudemar - Valsenestre / 31 km - 2 510 D+

Un gros ratio distance/D+, une vraie étape de montagne. Nous partons en sens inverse du classement et en groupe. Je pars notamment avec Arnaud, Marie, Philippe, Martine et Julien. Dans ma tête, c'est clair: finir, ne pas se prendre au jeu de la course. Je pars donc avec Arnaud qui accompagne Marie sur cette étape et Julien. Cool. La meso fonctionne, pas de douleur. Mais je sais que ça ne règle pas le problème de fond. La première montée est longue et régulière, je la fais finalement tranquille mais tout en remontant beaucoup de monde. Je reviens sur Philippe avant le sommet. Enfin du plaisir, je vois Laurent05 de kikourou au sommet, sympa à lui de faire le déplacement pour la course !

Au col de Vaurze, Philippe m'encourage pour la descente pour le suivre, mais je veux la gérer pour ne pas tirer sur le genou. Ca va à peu près mais peu de temps avant le désert, une douleur croissante apparaît au releveur sur la même jambe ! Au ravito, Marion me demande des nouvelles, je lui parle de releveur, c'est pas étonnant, je compense en courrant. Je tombe au ravito avec Jean Louis, Nicolas, Yves et Fabrice (mes compères de course du début du Défi avant mes problèmes) qui sont partis 30 min après, .

Je les suis pour le dernier col de la journée: Côte Belle qui est en plein soleil sans ombre sur le coup de 12h, ça va chauffer ! Je suis sans trop de soucis le groupe, c'est d'autant plus frustrant ! Mais le releveur tire de plus en plus. Au sommet, Denis notre super photographe shoote au sommet. Je branche le mp3, quelques foulées en descente et douleur trop vive. C'est reparti pour 1 500 D+ de galère à serrer les dents. Encore.

J'essaie de relancer sans succès, marche rapide donc. Ce sera mon credo avec quelques foulées de temps en temps jusqu'à l'arrivée dans le magnifique village de Valsenestre. Dans ma tête, c'est clair, je ne repartirai pas demain pour la dernière étape: trop de casse et plus de plaisir (en descente).

A Valsenestre, je relativise, j'ai fait le plus gros et le plus beau. On nous sert de la Chartreuse à l'apéro, des Crozets au repas . La nuit est mauvaise, impossible de trouver une position correcte pour dormir, le genou s'y met aussi. En plus, je "refais" le match, frutration de ne pas prendre le départ mais certain de prendre la bonne décision (d'ailleurs on me l'a plus ou moins laisser entendre).

Etape 8 / Jour 6 : Valsenestre - Les Deux Alpes/ 18 km - 1 790 D+

La petite étape de fin avec l'aérien Col de la Muzelle. Je connais les derniers kms pour l'avoir fait en rando avant le Défi. Je décide de partir avec Jean Pierre au ravito de Venosc pour donner un coup de main aux collègues coureurs et à Jean Pierre. Je les vois défiler, c'est surprenant de voir comme nous sommes dans notre course, concentrés et déterminés. Je rejoins la ligne d'arrivée après la bataille, c'est mieux.

On va commencer par fêter tout ça autour d'une bonne pizza avec Philippe, Marie,Arno et Yves. La pression retombe, tout le monde est satisfait d'avoir conclu son Défi (je me compte;) ). Ensuite une bonne bière, une bonne crèpe puis le repas où une grosse partie des coureurs reste.

Les Ecossais sortent le whisky, Patoche le rhum offert pour les réunionnais et Rémy l'accordéon ! Encore un super moment qui se prolongera tard sur la piste endiablée et arrosée d'un bar des 2 Alpes . J'ai trouvé exactemment ce que j'espérai: une semaine de vacances sportives dans un coin magnifique, des gens de tout horizon et de belles rencontres. Le bémol: les blessures, mais c'est finalement pas le plus important.

Merci aux bénévoles et à l'organisation qui font un boulot énorme avec le sourire et l'efficacité et biensûr à tous les coureurs !

Semaine choc !!

C'est la dernière ligne droite pour le Défi de l'Oisans, je suis en vacances et je vais en profiter pour faire une semaine de gros volume. Après ce serait trop proche du Défi, c'est le moment ou jamais.

Je vais actualiser ce billet au fur et à mesure de mes sorties quotidiennes (à ce propos, vous pouvez à nouveau commenter, les liens refonctionnent !).

J'ai donc commencé hier.

Lundi 7 Juillet (pour mes 28 printemps ! ):

Matin: sortie de 55 min à jeun à bonne vitesse, 10,8 km.
Après midi: 30 min de footing + 18 fois 1 min / 1 min entre 98 et 100 % VMA sur piste + 10 min de récup soit 15,3 km.Fractionnés que j'appréhendais un peu après des mois sans piste, je me suis basé sur ma nouvelle VMA datant de Mai (20,625 Km/h), elle est très bien passée !

Graphique du polar ci dessous: VMA.jpg

Mardi 8 Juillet:

Sortie trail d'1h30 en endurance fondamentale, 14,2 km et 815 D+, bonne forme avec tests de certains gels à l'effort.La fiche d'entrainement détaillée __ici__ pour les vitesses et pour le parcours.

Parallèlement, je constitue de tester l'alimentation: 1 gel energix après 50 min de course (au sommet du Rachais), aucun souci constaté + 1 gel antioxydant à la fin de la sortie (éventuel petit mal au ventre). Graphiques :

Tout_terrain_Mont_Rachais_08-07-2008__Altitude_-_Distance.jpg

Mercredi 9 Juillet

Sortie de vélo route vallonnée de 89 km pour 3 h 46, 23, 6 km/h de moyenne en endurance (fc moyenne de 131) pour 1 115 D+. La pré-fatigue s'installe mais les jambes ont assez bien tourné.

Côté alimentation: 1 gel energix après 1h 15 d'effort (nickel), des gâteaux Gerblé (bien agréables) à 2 h15 d'effort, enfin premier test de gel energix salé (assez particulier au début puis pas mal du tout au final).
Aucune aigreur.

Jeudi 10 Juillet:
Sortie de rando trail dans le massif des Ecrins. J'avais prévu 5 h et + de 2 000 D+ mais mon tour a finalement fait 3 h 55, 1 700 D+ pour environ 19 km (le GPS a décroché). Forme étonnamment présente, du jus, du plaisir !! Je voulais continuer mais petite frayeur avec la cheville droite qui a bien tourné. J'ai préféré rester sage.

Côté alimentation:J'ai testé les fraises taggada, amandes et abricots: super ! Associé au gel, c'est vraiment bien passé. Peut être la bonne formule ... En boisson, hydrixir + malto bien dilués dans la poche à eau + eau dans les gourdes pour couper , ça roule.

Le parcours: Départ de la Danchère (après Bourg d'Oisans), montée au Lac Lauvitel (magnifique !), ensuite grimpette au col du Vallon (2 540 m). On bascule sur l'autre versant sur le Lac de la Muzelle (magnifique aussi, paysages verdoyants) pour redescendre sur Venosc. Enfin, jonction par le GR54 jusqu'à la Danchère. Très belle rando que je conseille fortement.

Les photos:

Muzelle



Vendredi 11 Juillet:

Sortie vallonnée au seuil sous forme de 30 min d'échauffement + 5 fois 6 min au seuil avec 2 min 30 de récup entre chaque série + 20 min de retour au calme. Au retour, cela a donné une séance difficile avec un temps lourd, les jambes fatiguées. Du coup, le seuil s'est fait le plus souvent en marche rapide en côte raide avec une fc qui avait du mal à dépasser les 165/170 !
Mais ça fait parti du jeu et je paie logiquement l'accumulation des jours.

En chiffres, cela donne 14 km et 680 D+ en 1h 35.
La fiche d'entrainement de la séance. Le fichier polar.


Samedi 12 Juillet:

Repos, la cheville a en effet bien tourné et les ligaments tirent légèrement au dessus de la cheville :(
Dimanche 13 Juillet:

Sortie de VTT d'1h37, 550 D+ et 20,5 km en Haute-Loire. Le tracé arrive. La forme était là aujourd'hui après le repos d'hier et la cheville tient bon. J'ai laissé tomber la sortie de course à pied que je devais faire à jeun pour reposer la cheville.

Bilan de la semaine:

90 km de vélo route et 4h, 1100 D+
20 km de VTT et 1 h 37, 550 D+
73,3 km et 9h de course à pied, 3325 D+
Au total: 14h37 d'entrainement, 4 990 D+.

Bilan positif puisque j'ai bien encaissé la durée et le D+ avec un coup de fatigue pour la sortie au seuil. Le point négatif est cette petite entorse qu'il va falloir surveiller à 15 jours du Défi.

Grand Duc (Chartreuse) : 42 km et 2750 D+

Avant de commencer mon compte rendu, je vais tout de suite planter le décor avant ce départ à 6h depuis St Laurent du Pont.

Retour en arrière donc, samedi soir bringue de fin d’année avec les collègues de l’école : apéro un peu chargé (pas trop quand même), un petit foot avec le fils de ma collègue, fin de soirée à 1h 30, arrivée avec Sandra à 2h15, réveil à 4 h soit 1h 45 de sommeil.

La bouche pâteuse au petit matin, le ventre ballonné, je n’ai pas faim pour « déjeuner ». Le cardio est biensûr en plus beaucoup trop haut par rapport à d’habitude. Ca promet pour mon premier trail long de la saison !

Je décide quand même de voir le départ des solos à 5h, il le mérite pour leurs 80 km et quasiment 5 000 D+ (plus que le Mont Blanc donc …).

Le menu du jour: (cliquez pour agrandir)

5h30, je retrouve Arnaud et Cyril qui comme moi vont faire le premier relais.

Dans ma tête, je pense partir en dedans, et voir ce qu’il se passera.

6h, dernières consignes de course et c’est parti ! Je table sur 5h de course en forme moyenne.

Première montée jusqu’au col de la Ruchère soit 10 km et 1217 D+. Belle mise en jambe.

Trois coureurs prennent la tête dont Arnaud. Au lieu de rester sagement au cœur du petit peloton, je fais vite l’effort pour revenir sur le petit groupe.

C’est parti vite mais les jambes répondent, on verra.

Je fais toute la montée avec Arnaud mais nous modérons sagement notre allure pour rester 5 et 6ième. Cela nous donne raison puisque nous reprenons deux coureurs avant de remonter sur Bovinant (300 D+).

Jambes toujours bonnes finalement mais où ça coince, c’est que je n’ai pas faim et que je suis ballonné. Et ça va, je le sais, je vais le payer.

Nous attaquons ensuite la longue et technique descente sur Pierre d’Entremont soit 1 000 D- en 10 km environ.

Les bâtons me soulagent, je perds quelques mètres sur Arnaud mais je suis le rythme. Puis crampe au mollet droit au 15 ième km, déjà !!

J’enrage, je m’étire rapidement, je sens qu’elle revient, je m’étire, je bois et je repars sans souci. Mais Arnaud  est devant désormais.

Arrivée à un point d’eau au dessus de St Pierre, je vais bien, je descends bien même, l’adrénaline de cette mésaventure sûrement et j’envoie du bois avec les bâtons. Les solos me regardent bizarrement !

J’aperçois Arnaud en contrebas, j’allonge sans trop, la route est longue encore. La traversée de St Pierre est géniale, cloches, grosse ambiance ! Je saute le ravito, j’aimerai revenir sur Arnaud régulièrement pour garder notre belle cadence.

Je vois toute joyeuse équipe du club en solo : Eric, Pepe, Olivier et Julien. Ils semblent tous bien, je discute quelques temps et je repars.

Mais ça coince vite dans la montée sur le Désert : plus de jambes, au bout de 20 km c’est déjà dur. Je double les solos à une allure nettement inférieure. J’essaie de boire et manger, mais dur dur.

Le passage le plus difficile est l’arrivée sur le plateau du désert, ce faux plat est interminable, je n’avance pas, j’attends très impatiemment le ravito pour recharger les batteries et surtout prendre 10 min pour souffler et manger.

D’ailleurs, je me suis fait doubler par un ou deux duos.

Au ravito, c’est vraiment le désert dans ma tête, pas d’envie, le moral en berne, les jambes HS, bref la berezina.

Julien que j’avais doublé à St Pierre et qui est en solo arrive juste après. Il est super bien et je pense sérieusement à stopper là. Ca serait peut être raisonnable.

Mais Ringo attend son relais, je n’ai pas envie de me faire chambrer et surtout Julien me remotive. Je lui dis quand même de repartir devant.

Allez, j’y retourne, je ne suis pas là pour cueillir des champignons ;). Cette pause m’a finalement fait du bien malgré les premiers mètres très difficiles. Le fait d’avoir mangé m’a légèrement requinqué, je reviens sur Julien, puis je passe devant pour reprendre un rythme correct à défaut de soutenu.

Je reviens même sur le 4ième duo, on fait une bonne partie ensemble et les montées sont ce qui me convient le mieux, je passe devant à mon rythme.

Avant de débuter la montée sur le Mont Joigny ( 600 D+ environ) , je rejoins la joyeuse équipe d’Athlète Endurance (Arthur, Jérôme et Manu).

Ils semblent en forme !

C’est la difficile montée sur le Mont Joigny qui se profile avec notamment un final costaud.

Je souffre comme tout le monde en silence, un silence chartreux finalement. Mais que c’est beau là haut ! La Chartreuse est vraiment un massif à part, nous voyons le massif de la Lauzière, nous redescendons sous le Granier avec ses superbes parois rocheuses.

Cela me fait oublier quelque peu les jambes qui vont à vraiment à reculons en descente, à une vitesse de 7,5 km/h. Faible !

Epernay est désormais proche mais se fait désirer !

Dans le dernier kilomètre, j’arrive à trouver un second souffle, je relance et la chaude ambiance du village m’aide bien ! Une ambiance digne du Tour, c’est aussi un peur pour ça qu’on court !


Je passe le relais à Ringo en 4ième position en 5 h 53 juste devant Cyril qui est revenu très fort !

Content d’en finir et de donner la possibilité à Ringo de faire sa course. Je l’encourage puis je retrouve Arnaud et d’autres solos du club au ravito (Toto, Guillaume et Patrick).

Enfin, j’arrive à manger !!

Nous irons voir ensuite le Grand Duc avec Arnaud à St Pierre de Chartreuse où Marie et Ringo font une belle course. D’ailleurs, Ringo semble avoir les jambes pour le podium même si ce n’est pas important.

Ensuite, direction l’alpage du Charmant Som où Marie assure vraiment mais où Ringo aurait du logiquement passé devant.

Étonnant… Le temps passe et personne en vue. Ringo s’est fait mal au ménisque dans une descente et a sagement stoppé sa course.

Retour à St Laurent du Pont, je récupère assez bien, place désormais au Défi de l’Oisans avec rando course en Juillet pour tenter d’être prêt et de finir de Défi !

Bravo à tous les solos qu’ils aient abandonné ou non (moins de 100 coureurs à l’arrivée !), aux bénévoles et organisateurs qui ont réservé un parcours très difficile mais superbe

Week end Endurance

Deuxième week end rempli en vue du Défi de l'Oisans mais rien d'exceptionnel avant mon relais du Grand Duc la semaine prochaine (40 km et 2 000 ou 2 500 D+) et après les France de Montagne.

L'idée était de faire de l'endurance sans forcer. J'ai commencé le vendredi par une sortie de 13 km et 580 D+ en trail avec du seuil sous la forme 12' 10 ' 8 ' avec 3 min de récup entre chaque "série". La forme était là malgré la chaleur et les jambes lourdes.

Samedi, vélo route avec un très joli tour autour du lac de Paladru : 71 km et 550 D+. La sortie a été faite en fréquence, en faisant bien tourner les jambes même en descente sans forcer (fc moyenne : 131, fc max: 161). Les petites bosses ont été faites bien assis pour travailler la puissance et la résistance musculaire. Moyenne de 26 km/h.

Enfin, ce matin, rando en montagne avec Sandra depuis la Ruchère jusqu'au Petit Som qui atteint les 1772 m. Pas de course, de la marche à rythme moyen (600/700 m/h) avec 2h31 au lieu des 4h30 prévues. Sandra a la forme ! Nous avons emprunté une partie du parcours du Grand Duc de Chartreuse.

Le parcours ci-dessous et les photos:

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IMG_1711.jpg Tout ça s'est terminé par de la baignade au Lac de Paladru !

Bilan: Semaine avec 8h30 d'entrainement, 37 km à pied et 70 km à vélo, D+ cumulé de 1800 D+.

Le prochain week end sera choc et se déroulera vers le 10 Juillet.

[CR] France de Montagne

Championnat de France de Montagne Seyssins – St Nizier, 12,5 km, 1 100 D+

Ce dimanche 15 juin se déroulait le Championnat de France de montagne entre Seyssins et St Nizier. Cette date et cette course faisaient parti de mes objectifs premiers, ce ne sera que ma deuxième course en montée sèche mais j’adore ce type d’effort.

Notre club (CMI) sera le plus représenté de l’hexagone avec près de 50 coureurs : nous mettons de la couleur dans le peloton !

Avant la course : Je me sais en forme, le test VMA me la prouvait tout comme chacune de mes dernières sorties. Le seul doute est un coup de fatigue survenant la semaine avant la course. En même temps, j’ai augmenté la charge en vue de notre duo au Grand Duc et surtout en vue du Défi de l’Oisans.

J-1 : Footing avec Sandra très cool avec un cardio qui m’indique 46 debout avant le footing. C’est plutôt bon signe. La veille de la course, je regarde le profil, les secteurs plus roulants, etc… Notre reco réalisée la semaine dernière va nous aider à mieux gérer la course. Sommeil difficile à trouver, j’ai hâte d’y être, nuit pas top mais c’était prévisible !

Jour J : Je rejoins à 7h15 les collègues au stade, Sandra me rejoindra sur la course au niveau du tremplin (j’ai de la chance d’avoir quelqu’un qui me suit !). El Pedro nous mène à Seyssins, ambiance déjà décontracte.

Arrivée sur place à 8h environ, c’est bien calme, on récupère nos dossards que Rémi a mis de côté. Tout le monde se retrouve, le CMI est en force tant en nombre qu’au niveau de l’ambiance. D’ailleurs, on nous regarde parfois comme des extra terrestres ! __ 9h30 :__ départ des filles et des jeunes, Lucie va sûrement cartonner tout comme Alexandre, l’ultra polyvalent très doué.

C’est l’heure pour nous de s’échauffer (à partir de 9h à vrai dire) notamment en côte sur le départ. Le départ, parlons-en ! Il est balisé dans le superbe parc de la mairie de Seyssins, un vrai départ de cross !

10h : nous sommes sur la ligne, après les fous rires, la tension est montée, on se souhaite bonne chance.

Pan ! Un départ ultra rapide pour une telle course avec ses difficultés. Nous sommes bien aux France, tous les spécialistes sont là.

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Je me retrouve vite assez loin et je sais que ça va vite se frotter dans le parc puis dans le premier sentier étroit. Pas loupé, les coureurs sont tendus, chacun se fait sa place. Extrait : « tu vas pas me pousser dans les orties,non ! ». A part ça, les traits sont déjà tirés et le souffle court. Ce départ est dur à gérer et ce pendant 2,3 km.

Je reste quelques mètres derrière Nicolas, très bon coureur qui vient de faire 34 min sur 10 km. Je reviens sur lui à partir de l’ancienne voie de tram, c’est d’ailleurs ici que je commence à être bien dans ma course et que je passe devant Nicolas.

Je gère ce secteur en sachant ce qu’il y a derrière. Je remonte doucement, Rachid et Maurice sont déjà hors de vue mais ils sont intouchables !

La pente jongle entre 6 et 15 % et le souffle avec. J’utilise parfois la marche rapide dans les secteurs plus pentus et courts pour relancer derrière.

A chaque ravito, un coup d’eau rapide et des encouragements !

J’entends un souffle fort qui me dit quelque chose. En effet, c’est Salah, un coureur avec qui j’ai finis la Montée d’Ezy quelques semaines avant.

Nous arrivons dans le secteur des Arcelles : la course se joue ici pour moi si l’on n’est pas frais. C’est un grand huit avec de courtes buttes très raides et des relances, ça fait vraiment mal aux cuisses !

Je remonte ici mais nous sommes un petit groupe qui s’accroche bien, c’est motivant. Fin des Arcelles pour déboucher sur le secteur du tremplin, je reprends mon souffle, je lève la tête, je vois le tremplin et surtout la foule et le bruit. Premiers frissons !

Avant ça, il faut passer ces montées très dures et courtes dans un secteur de sable, je vois Bernard (un de nos coachs) qui m’encourage.

Cette fois, le tremplin est là. Je commence par les marches comme à la reco, cela nous avait semblé être la meilleure solution. Mais avec le rythme effréné de la course et le (super) boulot de débroussaillage, je vais vite à gauche pour prendre la pente en herbe.

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(Droits: vupourvous.com )

L’ambiance est là, nous sommes 5,6, mains sur les cuisses, grimaçant, s’arrachant pour avaler ces derniers mètres de dénivelé.

Ça restera vraiment comme un gros moment, les gens nous aident à nous surpasser.

A la sortie des dernières marches, Rémi et son fan club sont au top ! Un coureur me dit d’ailleurs que j’ai bien de la chance avec tous ces « Allez Benoît » !

Une fois cette grosse étape franchie, nous payons tous notre effort car cela continue de monter derrière pendant environ 300 m.

Je vois Sandra, je marchais, je m’efforce de courir, ça me fait du bien et je sais que la descente est juste derrière. Elle m’encourage et prend des photos.

Ca y est, nous basculons, la première pente est là, je l’entame doucement comme tous, les cuisses sont en feu !! Ensuite, c’est une descente sur piste forestière large et roulante.

On envoie fort ! Nous prenons enfin à gauche pour descendre droit sous le téléski, les cuisses se font ressentir, je vais assez vite mais un coureur descend à bloc et me double.

Je me reprends, je vais pas perdre une place si près du but, je lâche les chevaux, virage à gauche à bloc et derrière ligne droite où nous faisons à trois un sprint endiablé !

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Résultat : 103 ième en 1h13 min 58 (le champion de France s’impose en 59 min devant Julien Rancon, un altiligérien bien connu ;) ), content de ma course, de cette superbe épreuve, d’avoir goûté à cette ambiance à part malgré la nervosité ambiante qui montre bien l’importance de l’évènement.

Nous redescendrons ensuite sur Seyssins pour les podiums et la raviole party.

Superbe journée avec le CMI, la montagne, ça vous gagne !

PS : les photos arrivent ;)

Résultat championnat de France de montagne

Avant un CR détaillé en photo, le résultat de ma course dans une course très "rapide" et "nerveuse" : 103 ième en 1h 13 min 58 s.

Programme du championnat de France

Voici donc les horaires des différentes courses par catégorie ainsi que des infos supplémentaires comme le D+ ou la distance: Num-riser0002.jpg

Un petit conseil si vous voulez voir la course, le mieux est de se rendre au tremplin olympique, il est facile d'accès et l'ambiance peut être belle au pied des Trois Pucelles (du nom des montagnes qui surplombent le tremplin ;) )

Reco du championnat de France de montagne

Salut,

Nous (Ringo, Bernard, Arnaud et Maurice) nous sommes rendus mercredi sur place, à Seyssins. Météo grise et température assez fraiche à 12h.

C'est parti pour 12 km de montée, 1 km de descente et 1080 de D+ en passant par l'ancien tremplin olympique.

Premier raté dès les premiers hectomètres pour trouver les premières pentes. On trouve au bout de 2min le parcours, ça monte déjà dré dans le pentu dans un chemin étroit (ça va jouer du coude !).

La pente se prolonge jusqu'au km 3 environ pour déboucher sur l'ancienne de voie de tram où l'on peut dérouler si l'on est bien pendant 3 km. Mais attention, la pente va bientôt se relever franchement jusqu'au km 7 km 200 (cf. graphique SportTracks).

Reco championnat de France 04-06-2008, Altitude - Distance.png

On peut ensuite à nouveau relancer dans des chemins toujours techniques et agréables et ce jusqu'au km 9.

La course se jouera ici, la pente se relève et alterne avec des buttes raides et des petits replats. Ça va faire mal aux jambes sachant que l'on débouche bientôt sous le tremplin.

Une fois au tremplin, on prend les marches à droite de celui-ci, ce n'est pas si terrible que ça, les marches obligent à prendre un rythme de "croisière" mais avec l'effort précédent, ça va faire des dégâts !

Par contre, difficile de doubler dans les marches, il va falloir le faire avant si la forme est là. Une fois la sortie du tremplin, encore un effort assez violent dans des pentes soutenues et l'on peut enfin basculer sur l'autre versant ou l'on aperçoit St Nizier.

Une pente raide mais courte en descente, ensuite on peut envoyer du bois sur un chemin large et sans difficulté avant de prendre les téléskis pour basculer sur l'arrivée.

Ça promet une belle course, variée, "roulante" par moment et raide le plus souvent. Il faut ne pas trop laisser de jus dans les premiers kilomètres mais un mauvais départ de pardonnera pas. Equation difficile !

Nous sommes redescendus par le GR 9, au total une belle sortie de 22 km et un trigolo le soir même avec du 4 * 100 m, du poids, du 1 00 et de la longueur !

Le parcours avec la descente sous Google Earth (cliquez pour l'agrandir)

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Les photos de notre reco:

Reco championnat de France St Nizier

PS: petite anecdote sur Maurice (j'en parle ici), je regarde mon cardio en pleine pente (raide), je suis bien, pas dans le dur et je vois 69 bpm. Je demande si quelqu'un d'autre a un cardio. Maurice a le sien en effet, et me dit "ah je comprenais pas, j'étais à 155". On s'éloigne 2 s en continuant de courir, je suis donc à 155 et Maurice à 120 !! Il va aller vite le bougre !

Mon premier 3 000 m !

Rapide billet pour parler des départementaux d'athlé qui se tenait ce dimanche au stade Bachelard à Grenoble.

Avant notre course, nous avons pu voir de la perche (5 m 05 pour un espoir se qualifiant pour les championnats du monde), de la longueur, du 400 m, etc... Bref agréable et on se rend vraiment compte de l'importance de la technique sur ces disciplines.

Pour le demi fond, je m'élançai sur 3 000 (sur piste donc !!) en compagnie de Rémi, Patrice. Nous étions cinq sur cette course. Nicolas était sur 5 000 m, Lilian et Nicolas sur 800 m, Valérie sur 400 m, etc...

Impression agréable de partir au starter, de s'avancer d'un pas au signal, le pied sur la ligne ! J'ai vraiment pris cette course comme un entrainement, sans montre, sans pointes (après mûres réflexions!).

Je suis content du temps final avec 9 min 48 s, second, sans piocher, et en partant "en dedans" vraiment de bonnes sensations en ce moment.

Merci Rémi de m'avoir motivé pour ce 3 000 m ! Demain, c'est du 100 m, de la longueur, du poids et du relais, ça va être marrant !

Plus de photos ici (800 m et 3 000 m):

Championnat départemental de l'Isère (Athlé)

Championnat de France de Montagne 2008

La grosse course approche, c'est dans deux semaines désormais !

Le test VMA réalisé mercredi au club m' a montré que j'avais progressé.

Je l'ai terminé à 21, ma VMA est donc désormais de 20,625 (j'avais du retard dans le virage menant à la ligne droite) contre 20 en Octobre . Et ce malgré un bon rhume ce jour là.

Le travail en fractionné promet d'être encore plus dur !

En attendant, la forme est présente en ce moment avec beaucoup de plaisir à chaque sortie et du jus. L'objectif est donc de garder cette forme jusqu'au 15 Juin tout en préparant le Défi de l'Oisans. Quoiqu'il en soit, j'ai hâte d'être à ce championnat sur un parcours qui promet d'être exigeant et superbe.

A ce propos, je vous en parlerai plus mercredi pour une reco du parcours avec photos en compagnie d'Arnaud, Ringo (tous deux au Défi de l'Oisans) et Maurice Magnificat (membre de l'équipe de France de ski de fond en coupe du monde).

En attendant, voici une vidéo présentant ce championnat de France:

La Montée d'Ezy, 10,4 km et 620 D+

Je devais me rendre le samedi avec Renaud à Lamastre pour la course de montagne Lamastre Nozières mais à la vue des caprices de Dame nature (particulièrement sur les Cévennes !), je décide de changer le programme pour me rabattre sur la Montée d’Ezy bien plus près de chez moi.

Tant pis pour Lamastre, ça sera pour une autre fois, l’envie de goûter à l’ambiance ardéchoise est là !

Rendez-vous donc dimanche à 8h 15 à Noyarey où la course s’élancera. Je retrouve Renaud, Bernard, Rémi et Régis.

Echauffement tranquille, je suis là pour préparer les France de Montagne dans trois semaines près d’ici. Ce sera un bon entraînement

La semaine a été chargée avec d’excellentes sensations et le VTT s’est emballé hier

9h, pan c’est parti pour 4 km de plat, les fusées sont lancées devant avec notamment Ludovic Pelle et Bruno Brugnacchi (qui va s’imposer devant ce premier) mais aussi Coach Rémi qui est parti très fort.

Je prends un départ prudent, l’idée est de faire la montée comme une bonne séance.

On grimpe enfin et je commence à me mettre gentiment dans le rythme en assurant la transition plat/côte.

Au programme, désormais 6,4 km et 620 m de D+ soit 10% de moyenne.

La côte est régulière, je remonte doucement mais sûrement, je laisse mes compagnons du plat derrière moi, je vois Rémi, je le passe à mi parcours, il semble bien mais ne s’accroche pas.

J’adore ces montées où l’on peut courir !

Je vois deux nouveaux concurrents, je reviens là aussi petit à petit, le cardio est bon et les jambes aussi.

Je passe le premier, le second s’accroche (il est 4ième) alors qu’il semble bien cuit.

On discute 2 secondes pour se motiver et relancer, il reste 2 km.

Je passe devant lui, j’entends son souffle fort derrière moi, je le tire franchement mais il est costaud !

A 1,5 km de l’arrivée, soudain je suis pris d’une envie de vomir, je tousse alors que je suis toujours bien et prêt à accélérer.

Je suis bloqué par cette toux sèche, rrr ! Il me passe durant ce laps de temps.

 Plus que quelques centaines de mètres, je me fais violence, je passe la ligne en 50 min 14 s et en 5ième place. Premier podium sénior

 Par contre, je dois m’écrouler sur les barrières pour satisfaire mon « vomi » alors que les jambes sont parfaites.

Content de ma course, la forme est là. Dommage pour ces « nausées » (j’ai insuffisamment déjeuner et beaucoup trop tard).

Rémi suit 1 min plus tard (St Ni*** t'attends ) puis Renaud qui réalise une super course tout comme Régis (qui revient bien) et Bernard qui finit second V2.

 
Pas de photos mais le CR du cardio : (on voit le coup de mou de la fin)


Nivolet Revard, presse

Petit billet pour proposer l'article (avec une photo de Sandra) issu du Mémorial de l'Isère (hebdomadaire du sud Grésivaudan) sur les deux trails courus pour le club dans le même week end: l'Ardéchois et le Nivolet.

Merci el présidente pour le scan ;) ++ L'article ci-dessous, cliquez pour zoomer:++

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Vampire Weekend

Coup de projo sur Vampire Weekend.

Ce (jeune) groupe new yorkais (dont le premier EP sorti en 2007 a été encensé) est à découvrir absolument !
Fan de rock ou non, tout le monde s'y retrouve. Les influences musicales sont diverses: africaines avec beaucoup de percu, du rock plus classique à la guitare.
On ressent vraiment la joie de jouer dans ce groupe.

Un joyeux mélo très agréable pour nos chères oreilles. Pas du bruit gratuit, non,non, de la mélodie qui vous met la banane !
Un conseil: mettez vous ça sur les oreilles en courant ou passez le vous en boucle en voiture et votre journée n'en sera que meilleure ;)

Allez, trêve de blabla, place à l'écoute via l'excellent concert à emporter :

Plus d'infos :
La Blogothèque
Le site officiel des Vampire
My Space

Trail du Nivolet-Revard (Malpassant)

Tout commence par un départ matinal et un covoiturage pour mettre dans l’ambiance. 1 heure plus tard, nous voici à Voglans avec Sandra, Renaud et Ringo. On a la chance avec Renaud de connaître le lieu pour avoir fait tout deux le 23 km l’an dernier. Ringo se lance sur le 49 km en compagnie de Toto, Arnaud et Julien que l’on retrouve sur place. Marie se joint à nous sur le 23 km.

Le soleil brille, ça fait plaisir, il va faire chaud (surtout pour le trail long).

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Présentation des deux parcours : Le Malpassant, 23 km et 990 m de D+, c’est un trail au profil montagnard mais qui comporte une plaine à traverser. Le Nivolet-Revard, le grand frère, 49 km et 2400 D+. Même profil en plus long ! Il fait parti du Trail National Tour 2008.

L’objectif est pour la plupart d’entre nous de faire mieux que l’an dernier et surtout de s’éclater sur sentiers.

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Pour ma part, c’est ma dernière course avant une petite coupure et je compte bien améliorer également mon temps sur un parcours identique que l’an dernier. Cela me permettra de juger des progrès à la fin de cette première partie de saison orientée cross et 10 km avec le club.

D’ailleurs, si je sais que j’ai progressé en vitesse constante, je doute quelque peu sur ma capacité à avaler aussi rapidement que l’an dernier les 1 000 m de D+. Je n’ai pas couru cette année plus d’1h30, je compte sur les quelques sorties de ski de rando pour palier à tout ça !

A 8h, le trail long s’élance, c’est dense et dans la bonne humeur. La neige les attend sur le plateau du Revard. 30 min plus tard, nous nous élançons, je me place très bien avec l’idée de partir plus vite et de gérer la montée. Pan, c’est parti, et ça part encore plus vite que l’an dernier dans un peloton encore plus dense (335 partants). Le vainqueur homme de l’an dernier (Joël Pelissier est là), tout comme le s premières féminines (Sophie Villeneuve et Sandrine Motto-Ros).

Je suis tout de suite dans les 20 premiers, après la première montée, notre petit groupe éclate vite, et dans la plaine, des petits groupes de 2,3 se forment déjà ! Je reste au contact de 2,3 coureurs puis je pars légèrement devant, à mon rythme. Les positions bougent très peu, je vois Sandra qui me prend en photo, petit signe pour dire que ça va.

Une fois ce long faux plat montant terminé, la pente s’élève sérieusement dans le village (km 5). Ça fait mal aux mollets et je m’oblige à courir dans les ruelles de Méry. Nous rentrons dans un pré avant de basculer dans la forêt et cette montée sèche de 2,5 km et 500 m de de D+ !

Cette fois, je dois marcher et ce n’est pas plus mal. Mains sur les cuisses, je reprends les habitudes de l’an dernier. Mais je sens vite que si les jambes répondent assez bien, le dos lui n’est pas trop d’accord ; les lombaires tirent, il va falloir renforcer tout ça ! Je distance cependant certains coureurs en léger retrait et je suis seul. A mi pente, Sophie Villeneuve, 1ière féminine, me double régulièrement mais sûrement. J’essaie de m’accrocher mais je la vois s’éloigner. Impressionnant ! (1ère sportive française à réaliser consécutivement J.O. d'hiver (ski nordique), et J.O. d'été (V.T.T.) !)

La fin de la montée de la montée est difficile, avec ce dos qui m’empêche de pousser comme je le voudrais. Ça revient légèrement derrière mais je garde le cap dans les derniers mètres, dans les cordes (non non je ne suis pas encore ko  ), dans ce passage un peu exposé à flanc de falaise.

On m’annonce à 7 min du premier, pas si mal je me dis. Je suis au sommet en 51 min soit presque 6 min de mieux que l’an dernier ! (course qui devait correspondre à mon pic de forme à peu de chose près). Ca fait du bien à la tête et j’en profite pour jeter un coup d’œil sur le magnifique lac du Bourget.

Le ravitaillement est proche et je me lance dans la descente (le temps de me ravitailler et de m’hydrater), je suis tout de suite dans le rythme ce qui me permet de recreuser l’écart derrière et de revenir près du coureur devant.

J’entends la chaude ambiance de Pragondran, j’arrive à pleine allure, le temps d’un prendre un coca, de le boire rapidement et de repartir. Je me trouve encore assez frais contrairement à l’an dernier où j’avais commencé à ressentir la fatigue ici.

Surtout je vais plus vite en descente (ça aide de connaître le parcours et je résiste mieux au niveau des quadri). Mais ça ne suffit pas pour recoller sur le solide gaillard de devant et quelqu’un revient très régulièrement derrière.

Il me pousse à aller plus vite dans les singles en sous bois, virages en épingles toujours aussi ludique, quelques frayeurs en n’étant pas loin de « sortir ». Mais je m’éclate et les jambes suivent.

A Fournet (2 ième et dernier ravitaillement), je commence à souffrir du ryhtme de course. Je revois Sandra un peu plus loin, ça fait du bien et je tente de relancer.

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Plus bas, je suis à nouveau dans la plaine, toujours seul, un coureur devant (mon objectif est de revenir si possible régulièrement), un coureur derrière (mon objectif est de le tenir à distance).

Mais à 1h30 de course, je baisse sensiblement de vitesse (comme l’an dernier), je paie les efforts, et je ressens la chaleur. Je m’encourage et je sais que je ferai mieux.

Les dernières montées, courtes mais sèches sont là. Je ne suis pas trop « cramé » mais dur dur de relancer. La seconde féminine me passe.

Le dernier km est annoncé (un gros km !), je relance, je suis désordonné et pas super lucide mais ç’est pas grave, c’est repos après. 300 m, un coureur revient, je veux garder ma place et ça devrait aller, j’avale une petite montée, je tire tout droit … et je loupe le balisage à gauche !!

Quel boulet, je perds une trentaine de secondes et une place.

Pas grave, je me suis fait plaisir et surtout je finis en 1h 51 à la 19ième place (sur 335) contre 2h l’an dernier sur un trail encore plus relevé.

Plus de photos ici (merci Sandra ;) ):

Nivolet Revard 2008

Nivolet-Revard, premier trail de la saison le 4 mai !

Ça y est, le premier trail de ma saison arrive soit près d'un an après ma première tentative en avril 2007 au Sacré Trail des Collines.

Depuis les Templiers en octobre et une coupure, je suis reparti sur les bases de la course à pied avec la découvertes des joies du club au CMI Tullins et Vinay.

Je me suis lancé sur les cross de Janvier, une ambiance à part et vraiment un bel exercice ! (j'ai même hâte de recommencer, c'est pour dire :) )
Ensuite est venu le temps de la préparation sur 10 km à Villeurbanne puis la semaine dernière à Nice.
Tout s'est bien passé et j'ai progressé notamment pour maintenir une vitesse plus élevée longtemps (merci el presidente ;) ).

L'an dernier à cette époque, je me lançais pour la première fois sur une distance supérieure à 15 km au trail court du Nivolet-Revard (23 km et 1 000 D+). J'avais terminé 27ième en 2h d'un trail relevé et surtout je m'étais éclaté (bon ok la descente avait été difficile !).

Le 4 mai, je serai donc à nouveau au départ de ce trail, toujours sur 23 km.

Voici un comparatif de mon dernier mois d' entraînement d'avril 2007 et d'avril 2008:
Avril 2007

Sport  NombreDistance  Dénivelé  Durée 
COURSE A PIED 13 138.6 km +2747 m 12h 49' 05"
VELO 2 68.5 km +840 m 3h 01' 46"
RANDO
2 0 km +2020 m 9h 14' 05"
VTT 1 22.5 km +370 m 1h 06' 26"

Avril 2008

Sport  NombreDistance  Dénivelé  Durée 
COURSE A PIED 13 106.3 km +2340 m 10h 07' 09"
VELO 4 115.6 km +1485 m 5h 44' 57"
RANDO 1 10.5 km +1080 m 2h 48' 53"
VTT 1 13.6 km +550 m 1h 12' 00"

Moins de course donc ,un peu plus de vélo et pour le ski de rando, ça sera identique avec la sortie de demain.
En effet, la course a pied a été plus qualitative avec le club et j'ai surtout réalisé moins de sorties longues et de seuil (pas plus d'1h30 en course à pied, par contre sortie longue en ski de rando en mars)
C'est ce dernier point que je risque de ressentir sur ce premier trail.

L'idée est donc de partir plus vite sur le long faux plat peu après le départ puis de gérer la longue montée pour aborder la descente dans de bonnes dispositions, pour le final, on verra :)

Rendez-vous le 4 mai à Voglans avec les collègues !
Après, c'est repos de 10 jours :)

NB:
Comparatif de janvier à avril:
de Janvier 2007 à avril 2007

Cumul:  12 249 D+ et environ 70 h d'entrainement.

de Janvier 2008 à avril 2008:

Cumul:
21 000 D+ et environ 84 h d'entrainement.


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